J’ai découvert le livre de Charles Pépin « La confiance en soi : une philosophie » en écoutant l’épisode qui lui était dédié dans le podcast Vlan de Grégory Pouy.
C’était au milieu de l’été et à l’époque je n’avais pas encore imaginé le concept d’Effet Eurêka tel que vous l’écoutez maintenant. Mon idée était de m’orienter exclusivement sur le syndrome de l’imposteur.
J’ai donc acheté le livre et je peux dire que j’ai rarement été aussi en phase avec ce qui était écrit. En fait, être en phase n’est peut-être pas la bonne formulation. C’est plutôt qu’il m’a permis de mettre des mots sur ce que je préssentais.
Néanmoins, il y a deux axes pour développer la confiance en soi que je n’avais pas du tout perçu et que je tiens à vous partager aujourd’hui.
Dans le chapitre intitulé « Mettez la main à la pâte », Charles Pépin indique qu’avant d’être des « homo sapiens », nous sommes avant tout des “homo faber », c’est-à-dire des Hommes qui fabriquons. Le simple fait de construire, de bâtir quelque chose physiquement nous donne confiance. C’est notre capacité à avoir une prise sur le monde à être capable de le transformer qui est à l’origine de cette confiance.
Il évoque également qu’une des sources de notre manque de confiance en nous vient du fait que, notamment dans les métiers de bureau, nous effectuons des travaux intellectuels sans rien réaliser de concret, de physique.
Ainsi, la question qui se pose est la suivante : quelle activité ayant un résultat physique, concret, pourriez-vous faire ou faites-vous déjà pour booster votre confiance en vous?
Le deuxième conseil que Charles Pépin évoque dans le livre et qui m’a vraiment surpris, c’est « admirer ».
Si je vous en parle, c’est que cela m’a semblé contre-intuitif… Souvent, on imagine que lorsque l’on admire quelqu’un, cela nous fait nous sentir plus petit. On pense que nous n’en sommes pas arrivés là, voire que nous ne pourrons jamais arriver à la cheville de la personne que l’on admire.
Pour Charles Pépin, lorsque nous admirons quelqu’un, nous ne devons pas chercher à l’imiter, mais plutôt être admiratif de son dépassement de soi, ou de la manière dont il a abordé une problématique. Cela doit être une incitation à nous dépasser nous-même.
Malheureusement, la problématique actuelle est que nous ne cherchons pas des modèles, mais plutôt le contraire. A la télévision par exemple, certaines émissions nous amènent à regarder des personnes dont nous nous moquons pour nous sentir mieux plutôt qu’à chercher des sources d’inspiration qui nous tirent vers le haut.
La deuxième question est donc la suivante: quelle personne admirez-vous? En quoi ces personnes vous inspirent-elles au quotidien?
J’espère que ces deux pistes vous auront donné envie de découvrir le livre de Charles Pépin que je recommande vivement.